François de Montcorbier dit Villon, est un poète français de la fin du Moyen Âge. Né sous l'occupation anglaise,
orphelin de père, il est confié pour une raison encore inconnue à son " plus que père ", Guillaume de Villon, chanoine et répétiteur canonique de
Saint-Benoît-le-Bétourné. Son tuteur l'envoie faire des études à la faculté des Arts de Paris afin qu'il accède au statut
privilégié de clerc. Il est bachelier en 1449, et obtient en 1452 la maîtrise ès arts à l'Université de Paris. De 1451 à 1453, les chahuts
estudiantins se multiplient. Villon néglige alors l'étude pour aller courir l'aventure.
En 1455, il est impliqué dans une rixe et blesse mortellement le prêtre Philippe de Sermoise. La même année, il participe à un vol avec
effraction au collège de Navarre. Il doit alors fuir Paris : il annonce son intention de rejoindre Angers (le Lais, composé dans les premiers mois de 1457). On perd ensuite sa
trace...
On retrouve Villon à Blois, peut-être dès décembre 1457, à la cour de Charles d'Orléans. Dans le manuscrit où Charles compile ses propres
poésies et celles de ses courtisans, se trouvent trois poèmes signés de Villon, le plus long d'entre eux célèbrant la naissance de Marie d'Orléans le
19 décembre 1457, fille de Charles et de Marie de Clèves. Mais un autre texte, la Ballade franco-latine, qui met en cause le favori Fredet, lui vaudra de quitter Blois. Par la
suite, il restera indésirable à la cour.
On le retrouve emprisonné à Meung-sur-Loire. Libéré à l'occasion d'une visite de Louis XI, il décide de rejoindre Paris. C'est apparemment en
replongeant dans les bas-fonds parisiens que, fin 1461, il commence son œuvre maîtresse, Le Testament.
Villon est de nouveau arrêté le 2 novembre 1462 pour un petit larcin. Il est alors rattrapé par l'affaire du collège de Navarre. Il obtient la liberté en
échange de sa promesse de rembourser sa part de butin, mais à la fin du même mois, il est impliqué dans une rixe au cours de laquelle est blessé Maître
Ferrebouc, notaire pontifical. Il est arrêté le lendemain et incarcéré au Châtelet (il a perdu entre temps son statut de clerc), avant d'être
condamné à la potence. Par chance, le parlement de Paris commue sa peine en dix ans de bannissement. Le reste de la vie de Villon n'est que qu'une somme d'hypothèses
L'une des principales est son appartenance ou non à la Coquille, mafia de brigands qui sévit dans le nord de la France au cours des années 40, 50 et 60 du XVe
siècle. Il est certain qu'il fréquentait des coquillards notoires tels Regnier de Montigny, et Colin de Cayeux. Dans ses ballades en jargon, Villon se présente même
comme affilié. Le débat n'est pas pour autant tranché. Il disparaît totalement après son départ de Paris en 1463.