Sainte-Geneviève a deux histoires, la sienne et celle qui a été forgée par l'hagiographie. Si l'on s'en tient à la biographie
historique, elle est née vers 422 (peut-être même 419), morte en 512. D'après la légende, elle était originaire de Nanterre, près de Paris. Elle
était la fille d'un régisseur de terres d'Empire et si sa rencontre, enfant, avec les évêques saint Loup et saint Germain a décidé de sa vocation
religieuse, elle a su s'imposer comme une femme d'affaires, propriétaire de riches terres dont elle a fait bénéficier les Parisiens les plus pauvres, et comme une politique
avisée prenant peu à peu en main les destinées de la célèbre cité.
Face aux Huns d'Attila dont elle a deviné la tactique, et qui en fait ne menaçaient pas directement Paris, elle a calmé les angoisses et les fureurs de ses concitoyens.
Face à Clovis, elle a joué habilement de son sens de l'amitié, de la diplomatie et de la résistance, notamment au moment du siège de Paris par le roi des
Francs. Elle-même, Franque d'origine, sera l'âme de la conversion de Clovis au christianisme.
Elle convainc également Clovis de faire ériger une église dédiée aux saints Pierre et Paul sur le mons Lucotitius (qui porte aujourd'hui le nom de montagne
Sainte-Geneviève), dans le Ve arrondissement de Paris.
Elle meurt à l'âge de 89 ans, dans l'ermitage de Paris, et est enterrée dans cette même église, aux côtés de Clovis et rejointe plus tard par la
reine Clotilde.