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Le Roman de la Rose est l'ouvrage profane le plus célèbre, et sans doute le plus lu, du Moyen-âge, puisqu'environ 300 exemplaires
(datant du XIII au XVIème siècle) sont parvenus jusqu'à nous. La quasi-totalité de ces ouvrages sont des copies manuscrites enliminées. Pour les auteurs
de la Renaissance, le Roman de la Rose, est un des rares textes dignes d'intérêt.
L'ouvrage, de près de 22 000 vers, est composé de deux parties, composées par deux auteurs à une quarantaine d'années d'intervalle : Guillaume de Lorris, dont on ne sait rien, et Jean Chopinel, dit Jean de Meung, intellectuel violemment opposé aux ordres mendiants, traducteur de Boèce Le récit onirique sert de base à un guide allégorique de l'Amour Courtois, dans lequel les allusions purement sexuelles sont nombreuses : un jeune homme de 25 ans raconte un rêve qu'il a eu et qui s'est réalisé : guillaume de Lorris situe le rêve dans un jardin, où l'Amant s'éprend d'un bouton de rose. Jean de Meung poursuit le guide de l'Amour courtois, mais sur un mode plus relevé : la seconde partie est beaucoup plus subtile que la première, beaucoup plus ironique : l'auteur y dresse un portrait sans complaisance de son époque. Une polémique l'opposera d'ailleurs à Christine de Pisan, à propos de sa vision des femmes Le récit a inspiré bien plus tard des mouvements ésotériques. Pour certains, il serait une sorte de manuel de l'alchimiste, dans lequel l'Amour figure la perfection de la transmutation, et le bouton de Rose, non l'Amour ou le sexe féminin, mais la connaissance |