Léon V, dit " l'Arménien ", est empereur byzantin de 813 à 820. Il se distingue par une grande carrière militaire sous les règnes
de Nicéphore Ier et Michel Ier. En 812 il remporte des succès importants contre les Arabes. Mais le danger principal vient des Bulgares qui écrasent les Byzantins à
la bataille de Virbitza (811) et tuent l'empereur Nicéphore Ier.
L'éphémère successeur de celui-ci, Michel Ier Rhangabé, demande à Léon son intervention. Ce dernier tire prétexte de défections dans ses
troupes pour laisser Michel Ier se faire battre en 813 à la bataille de Versinikia. Il lui est facile ensuite de le renverser et de se proclamer empereur sous le nom de Léon
V.
Pour éliminer la menace bulgare, il invite le khan Krum à négocier et lui tend une embuscade. Mais le khan s'échappe, seulement blessé d'une flèche,
et reprend le pillage de la Thrace, avant de mourir en avril 814.
Les qualités militaires indéniables de Léon V lui permettent alors de battre son successeur Omourtag et de mettre fin à la menace bulgare entre 814 et 817. Il
remporte une écrasante victoire à Mesembria en 817.
En 814, Léon V impose de nouveau l'iconoclasme à l'Empire, plus pour des raisons de paix sociale que de religion. Une commission présidée par Jean le Grammairien et
Antoine de Syallaeum est chargée d'examiner les Écritures sacrées afin d'y trouver des textes favorables à l'iconoclasme. Le jour de Pâques 814, Léon V
réunit un synode à Sainte-Sophie : absent, le patriarche Nicéphore est déposé et remplacé par un parent de Constantin V, Théodote
Mélissène Cassiteras. Un édit est promulgué, entraînant une grande vague de destructions d'images sacrées dans tout l'Empire.
Un complot se met en place vers 820 pour donner le trône au général Michel Psellos. Dans un premier temps, celui-ci dernier est emprisonné et condamné à
mort (décembre), mais l'assassinat de Léon V change la donne : Michel devient empereur sous le nom de Michel II.