LE JOUR SE LEVE


Réalisateur : Marcel CARNE
Année : 1939
Nationalité : Français
Genre : Drame
Durée : 1h33

Acteurs : Jean GABIN (François), Jules BERRY (M. Valentin), ARLETTY (Clara), Mady BERRY (La concierge), René GENIN (Le concierge), Arthur DEVERE (Mr. Gerbois), René BERGERON (Le patron du café), Bernard BLIER (Gaston), Marcel PERES (Paulo), Germaine LIX (La chanteuse), Gabrielle FONTAN (La vieille dame dans l'escalier), Jacques BAUMER (Le commissaire), Jacqueline LAURENT (Françoise), Annie CARRIEL (Une locataire), Georges DOUKING (L'aveugle), Georges GOSSET (Un agent), Albert MALBERT (Un agent), Marcel ROUZE (Un agent), Maurice SALABERT (Un agent), Léonce CORNE, Henry FARTY, Robert LE RAY, Marcel MELRAC, André NICOLLE, Guy RAPP, Max ROGERYS, Madeleine ROUSSET, Claude WALTER

Résumé : Un coup de feu éclate, un homme apparaît sur le pas d'une porte avant de s'écrouler et de rouler dans l'escalier. La police fait bientôt irruption dans cette chambre où François, un ouvrier sableur, se souvient de Françoise, une jeune fleuriste qu'il avait rencontrée à l'usine. Il en est tombé amoureux, mais elle le repousse gentiment. Pourtant, il la suit à l'un de ses rendez-vous avec le dresseur de chiens Valentin. Clara, la maîtresse de Valentin, tente de consoler François mais rien n'y fait. L'affaire s'envenime dès que Valentin vient menacer François.


Une ou plusieurs raisons de voir le film :

"Le jour se lève" est un film en tous points réussi. L'ambiance toute particulière des tournages en studio est accentuée par un jeu de contrastes permanent entre l'ombre et la lumière, qui renvoie sans cesse à l'ombre et la lumière dans la vie simple des personnages, dans la tête du meurtrier aussi. Dès la début, la musique suggère une montée à l'échafaud, à laquelle Jean Gabin ne peut échapper. Même son métier suggère une vie courte. Après quelques heures passées à évoquer le passé, retranché dans sa chambre, assiégé, sa vie ne tient plus qu'à une cigarette qui allume la suivante, et quand la chaîne vient à se rompre, la vie s'éteint aussi.

Côté interprétation, c'est l'excellence, servie par des dialogues doux-amers, pertinents mais discrets. Jean Gabin est finalement très sobre dans un rôle de personnage naïf et simple, lisse, confronté aux frasques d'un monde qui n'est pas le sien. Toujours sensuelle et noire, Arletty est toute en retenue mais toute en liberté, entre deux mondes inconciliables. Jules Berry, en vieux beau confronté à sa propre vieillesse, par la simple jeunesse des autres, utilise toute sa prestance pour attirer l'antipathie sur un personnage qui construit méthodiquement son suicide par personne interposée.

Ajouter votre critique personnelle