Bertrand du Guesclin, né au château de la Motte-Broons près de Dinan, est un militaire français, connétable de France. Fils
aîné de Robert II du Guesclin et de Jeanne de Malesmains, il est réputé pour sa laideur et sa brutalité, qui incommoderaient même son père.
Toujours est-il que, doté de réelles qualités athlétiques, Bertrand Du Guesclin se tourne vers le métier des armes
Il fait connaître ses talents militaires en Bretagne d'abord, dans des conflits locaux, puis en Normandie, avant de se mettre au service de Charles V de France.
Alternant victoires (Cocherel, Montiel) et défaites (Auray, Nájera), Du Guesclin est fait prisonnier par deux fois ; par deux fois, le roi paye sa rançon aux Anglais. En
1370, il est fait Connétable de France. Dès lors, rompant avec la tradition militaire des grandes campagnes, il va méthodiquement chasser les Anglais de la Normandie, de la
Guyenne, de la Saintonge et du Poitou, place par place.
Il lutte également contre les grandes compagnies, et c'est au cours d'un siège, alors que la place de Châteauneuf-de-Randon allait tomber, qu'il meurt, sans doute pour avoir
bu de l'eau trop froide en pleine chaleur, le 13 juillet 1380. Après l'échec de son embaumement, sa dépouille est éparpillée (il n'y a pas d'autre mot)
entre la Bretagne (le cœur), la basilique Saint-Denis (les ossements), Montferrand (les chairs bouillies) et Le Puy (les viscères).
Bertrand Du Guesclin reste dans l'Histoire comme le symbole de la combativité et de la loyauté, ce que personne ne met en doute : il lui a même été
reproché d'avoir marché avec les Français contre les Bretons.