Albrecht Dürer est un peintre, graveur et mathématicien allemand, né à Nuremberg. Il est le troisième fils de l'orfèvre
Albrecht Dürer l'Ancien et de Barbara, née Holper, fille d'un orfèvre.
Dürer passe son enfance dans l'atelier de son père. À quinze ans, il s'oriente vers la peinture et entre dans l'atelier du peintre Michaël Wolgemut, où se
pratiquait aussi l'illustration de livres. C'est là sans doute que Dürer s'exerce à graver ses premiers bois. À dix-huit ans, il entreprend son tour de compagnonnage
qui le mène à Colmar, Bâle, puis Strasbourg. De retour à Nuremberg en 1494, il épouse Agnès Frey, et part juste après pour l'Italie, se rendant
à Venise, et peut-être à Padoue et à Mantoue. Ce séjour est déterminant pour lui. Il rencontre notamment Jacopo de Barbari, qui l'initie au rôle
des mathématiques dans les proportions et la perspective : il mènera ses propres recherches, notamment sur le géométrie.
Dürer ouvre ensuite son propre atelier à Nuremberg. La cité connaissait alors son âge d'or, rayonnement spirituel et prospérité économique. C'est
dans ce contexte très favorable que l'artiste, grâce au mécénat de Frédéric le Sage, et plus tard à celui de l'empereur Maximilien,
exécutera plus de soixante-seize peintures, plus d'un millier de dessins sans compter les nombreuses attributions, cent soixante-dix xylographies, une centaine de gravures en
taille-douce et, vers la fin de sa vie, écrira trois livres de théorie sur les proportions du corps humain et les lois de la perspective.
En 1519, Dürer se rend en Suisse, et l'année suivante, aux Pays-Bas, où il rencontre notamment Érasme, et quantité de peintres. Il y étudie les
maîtres flamands et tient un journal, parvenu jusqu'à nous. Puis son activité créatrice se ralentit, alors qu'avec la Réforme, les troubles religieux se
multiplient.
Dürer meurt le 6 avril 1528. Il est enterré au cimetière Saint-Jean de Nuremberg