La dîme (dixième en latin) est une redevance en nature ou en argent, qui frappe principalement les revenus agricoles. Elle est destinée à
l'église. Comme son nom l'indique, elle correspond à un dixième de la récolte, mais varie selon les régions entre un septième et un treizième,
voire un cinquantième (Flandre maritime).
En France, la dîme devient obligatoire en 585 ; considérée comme un privilège, elle est supprimée le 4 août 1789.
Dans de nombreuses paroisses, la dîme n'est pas perçue directement par le curé mais par de "gros décimateurs" appelés curés primitifs : ceux-ci
reversent au curé desservant une partie de cette dîme, appelée la portion congrue, et qui comme son nom l'indique, doit permettre au prêtre de vivre
convenablement.
Le terme unique de " dîme " suggère une imposition uniforme qui n'existe pas dans la réalité. Il existe différentes sortes de dîmes, selon les
époques et les régions :
dîme grosse : porte sur les gros grains, froment et seigle.
dîme inféodée : dîme sécularisée perçue par un laïc.
dîme menue : porte sur les bestiaux (également appelée " carnelage ") et la laine.
dîme mixte : porte sur les animaux.
dîme novale : porte sur des terres défrichées depuis moins de 40 ans.
dîme personnelle : porte sur le fruit du travail.
dîme solite : perçue depuis des temps immémoriaux (les dîmes insolites étant occasionnelles).
dîme réelle ou prédiale : porte sur les fruits de la terre.
dîme verte : porte sur le lin, le chanvre, les fruits et le légumes.