La septième croisade est la suite logique de l'équilibre instable instauré en Terre Sainte à l'occasion de la sixième : anarchie et
guerre civile entre chrétiens, luttes entre musulmans par pillards interposés… Jérusalem tombe au mains des Khwarezmiens (1244), qui battent ensuite une coalition
Francs/Musulmans à la Forbie (17 octobre 1244).
C'est Louis IX qui décide de se croiser et l'expédition sera presque exclusivement française, notamment du fait de l'islamophilie de l'empereur Frédéric II,
allié des Egyptiens. Le futur Saint-Louis reprend la stratégie de Jean de Brienne lors de la cinquième croisade, à savoir prendre des villes égyptiennes et les
échanger contre Jérusalem. Le résultat est le même : prise de Damiette, surestimation de l'avantage, défaite militaire (Bataille de la Mansourah, 1250) et
restitution des conquêtes pour éviter le massacre… avec en plus une rançon à payer pour libérer Louis IX, prisonnier des Musulmans.
Après l'échec égyptien, le roi de France débarque en Terre Sainte, où il rétablit une paix dont on verra plus tard qu'elle est précaire. Ignorant
les demandes de sa mère Blanche de Castille, régente en son absence, Louis reste quatre ans sur place, jouant ayyoubides contre Mamelouks… jusqu'à ce que le calife de
Bagdad, Al-Musta'sim, réconcilie les deux factions musulmanes. Il renforce les défenses des villes chrétiennes, jette les bases d'une alliance avec les Mongols pour
contrecarrer l'unité musulmane
Louis rentre en France en 1254, après la mort de sa mère (1252) qui laisse le royaume sans régence.
Malgré quelques aspects positifs, la septième croisade est un échec : la ville-symbole, Jérusalem, reste aux mains des Musulmans. Cette expédition est aussi la
dernière vraie croisade : les candidats au départ se font de plus en plus rares, et le commerce avec l'Orient est fructueux...