| Pépin III Roi des Francs 751 - 768 |
| Bertrade de Laon Berthe au grand pied (v 720 - 783) |
CHARLEMAGNE Roi des Francs (771) Empereur (800) |
| (Né v 751) Carloman 1er Roi des Francs |
| Gisèle (? - ?) |
| Pépin (? - ?) |
| Berthe (? - ?) |
| Rothaïde (? - ?) |
| Adélaïde (? - ?) |
| Gertrude (? - ?) |
| Pépin le Bossu (v 770 - 811) |
| Himiltrude (? - ?) |
| Désirée de Lombardie (? - ?) |
| Charles le jeune (v 772 - 811) |
| Adélaïde (v 773 - 774) |
| Rotrude (v 775 - 810) |
| Pépin d'Italie (v 777 - 810) Roi des Lombards |
| Louis le Pieux (778 - 840) Empereur |
| Lothaire (778 - 780) |
| Berthe (v 779 - 824) |
| Gisèle (781 - v 800) |
| Hildegarde (783 - 783) |
| Hildegarde de Vintzgau (v 758 - 783) |
| Fastrade de Franconie (v 765 - 794) |
| Théodrade (v 755 - v 853) |
| Hiltrude (v 787 - ?) |
| Luitgarde d'Alémanie (v 776 - 800) |
| Concubines et bâtards
Charlemagne a également eu plusieurs enfants de concubines : Ruotilde (790 - 852) avec Madelgarde ; Adeltrude avec Gerwinde ; Drogon (801 - 855) et Hugues (v 802 - 844) avec Régina ; Thierry (807 - v 818) avec Adelinde.
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L'Ecole palatine
L'Ecole palatine avait trois fonctions principales. Elle était à la fois un centre de savoir et d'enseignement pour tout le royaume, un lieu d'enseignement de haut niveau pour la noblesse franque, pour Charlemagne et sa famille, et pour les clercs de la Chapelle Palatine, un lieu, enfin, de production des livres. C'est en effet dans le cadre de l'Ecole palatine que les oeuvres liturgiques mais aussi païennes étaient copiées et préservées. Les oeuvres liturgiques visaient à produire de meilleurs textes d'Eglise ; les textes païens visaient à l'apprentissage de la littérature latine et des arts libéraux. Les livres étaient envoyés à l'Ecole depuis les abbayes du royaume et y étaient copiés. De même, des oeuvres terminées étaient à leur tour données aux abbayes. Ces oeuvres servaient aussi bien à l'étude qu'à l'enseignement -clérical et laïc- donné par l'école locale.
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Les missi dominici (envoyés du maître)
Ils étaient « les yeux, les oreilles et la langue du souverain ». Véritables inspecteurs généraux du royaume, ils avaient les pleins pouvoirs pour rappeler à l'ordre comtes et marquis, surveiller le fonctionnement de la justice et de l'état des finances. Les missi dominici étaient en général au nombre de deux : un religieux et un laïc. Ils avaient pour mission de procéder à des enquêtes, de contrôler l'administration des provinces et de signaler à l'empereur les abus qu'ils avaient pu constater.
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Le Capitulaire Admonitio generalis (789)
Les capitulaires (de capitula : chapitres) sont des textes législatifs typiques de la dynastie carolingienne. Admonitio generalis est le plus célèbre, sinon le plus important d'entre eux.
Longue de 82 articles, l'Admonitio generalis (Exhortation générale) définit les droits, les obligations et les missions des sujets de Charlemagne, qu'ils soient ecclésiastiques ou laïcs, pour les domaines religieux, intellectuel et moral. Son article 72 prescrit :
[...] que les prêtres attirent vers eux non seulement les enfants de conditions servile, mais aussi les fils d'hommes libres. Nous voulons que soient fondées des écoles où les enfants puissent [apprendre à] lire. Dans chaque monastère ou évêché, corrigez scrupuleusement les psaumes, les notes [l'écriture sténographique], le chant [d'église], le comput [calcul], la grammaire et les livres religieux ; parce que souvent, ceux qui souhaitent bien prier Dieu le font mal à cause de livres non corrigés. Ne permettez pas que vos élèves les altèrent, soit en les lisant, soit en les écrivant ; et s'il faut copier les Évangiles, le psautier ou le missel, que des hommes d'expérience les transcrivent avec le plus grand soin.
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