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Alger


Alger est une ville côtière de la méditerranée, communément surnommée "la Blanche", capitale de l'Algérie. Ikosium, le comptoir phénicien qui sur lequel sera fondée Alger, a vraisemblablement été fondé au VIIème siècle avant JC. Son nom, qu'attestent les pièces de monnaie trouvées en 1940, lui vient des îlots qui lui font face. Cité autonome de Maurétanie, Ikosium fera partie en l'an 25 du royaume de Juba II, avant son annexion par Rome en l'an 40. La cité devient ainsi un municipe romain sous le nom latinisé d'Icosium. En 75, elle reçoit le droit latin de l'empereur Vespasien. Le site de la cité avait alors pour limites : le lycée Emir Abdelkader, le square Port Said, la mosquée Ketchaoua et le quartier de la Marine. De nombreux objets et des textes épigraphiques attestent de la présence romaine dans les alentours, mais les renseignements relatifs à la ville sont très sommaires.



Après la chute de l'empire romain, l'histoire d'Alger se confond avec les bouleversements des invasions vandales (429-534). Nous signalerons, toutefois, qu'au cours de cette période, la ville a été pendant un laps de temps le siège d'un évèché. Au cours du 7ème siècle, à l'aube de l'Islam, s'installe sur le site la tribu des Beni Mezrenna. Qui s'adonne à l'agriculture et à l'élevage. Elle entretient, par ailleurs, des relations commerciales avec les villes de la rive nord de la Méditerranée.

En 952, Bologuine Ibn Ziri Ibn Manad fortifie et agrandit le site occupé par les Beni Mezghana et lui donne le nom d'El-Djazair, par référence aux quatre îlots qui faisaient face au rivage. Ce nom donnera, par altération, Alguère en catalan (1375), puis Alger. A partir de cette période, l'histoire de la ville d'Alger, est intimement liée à celle du Maghreb central.

Du Xème au XVème siècle. El Djazair subit la domination de tous les prétendants qui se sont disputés le pouvoir au Maghreb central. Alger a ainsi été, selon les circonstances, Ziride, Hammadite, Almoravide, Almohade, Hafside, Abdelwadide puis, enfin, indépendante.

Au cours du XVème siècle, c'est la tribu des Thaâliba (dont est issu le célèbre patron de la ville Abou Zeid Abderahmane Ben Mekhlouf At-Thaâlibi) qui gouverne la ville. Dès les dernières années du XVème siècle, Alger comme les autres villes du littoral maghrébin subit le contrecoup de la "Reconquista" espagnole. La population s'accroît avec l'arrivée de nombreux émigrés andalous et la ville s'agrandit