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Pierre Abélard (1079 - 1142)



Philosophe et théologien scolastique, Pierre Abélard est né au bourg du Pallet, sur la route de Nantes à Poitiers. Fils de Bérenger et Lucie, il aura une soeur, Denyse, et trois frères : Raoul, Porcaire et Dagobert;

Pierre arrive à Paris à l'âge de 20 ans. Après avoir été disciple du nominaliste Roscelin, puis du réaliste Anselme de Laon, il commence par professer la dialectique. Il établit son école sur la montagne Sainte-Geneviève et attire autour de lui une foule d'auditeurs.
A cette époque, Abélard vit alors chez le chanoine Fulbert. Ce chanoine avait pour nièce une très jeune fille nommée Héloïse. Elle était née à Paris en 1101, de famille noble, et sa mère, Hersende, était alliée aux Montmorency. Son éducation avait été faite au couvent d'Argenteuil. Abélard est chargé de terminer et de parfaire l'éducation de sa nièce. « Que dirai-je de plus, écrit Abélard à ce sujet; nous n'eûmes qu'une maison, et bientôt nous n'eûmes qu'un cœur. » En fait de coeur, Héloïse se trouve enceinte : en Bretagne, elle met au monde un fils, Pierre Astrolabe.

C'en était trop pour Fulbert : accompagné de plusieurs complices, il s'introduit chez Abélard et castre le jeune homme. Héloïse se décide à prononcer ses voeux définitifs, au monastère d'Argenteuil, et son ancien amant ne tarde pas, à l'imiter (1119). Il continueront à correspondre de manière soutenue.

Peu après, Abélard recommence à enseigner et rouvre son école au prieuré de Maisoncelle, sur les terres du comte de Champagne. La renommée l'y avait précédé, et plus de trois mille étudiants se pressaient à ses leçons. Plusieurs fois, il entrera en conflit avec l'Eglise, mais en fin de compte, il trouvera la paix dans la communauté des moines de Cluny.