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Fin des États latins d'Orient (1291)


L'année 1291 marque un tournant dans l'histoire du proche-orient. La mosaïque d'états d'opérette créés au fil des croisades s'écroule, et avec elle diparaît la chimère d'une domination chrétienne durable en Terre Sainte.
Dès 1289, la ville de Triopli était tombée et le climat de guerre imminente n'attendait qu'un prétexte pour virer à l'orage. Le massacre de musulmans par des pélerins italiens aussi fanatiques qu'inexpérimentés va déclencher le processus final…

Le sultan Al-Ashraf réclame la tête des criminels et rejette les excuses présentées par les ambassadeurs qui lui ont été envoyés, avant d'emprisonner ceux-ci et de commencer les hostilités.

Le siège de Saint-Jean-d'Acre commence le 5 avril 1291 et se termine par la prise de la ville le 18 mai. Les dernières places chrétiennes (Tyr, Sidon, Beyrouth, Tortose et Château Pèlerin) capitulent ou sont évacuées pendant l'été. Les chrétiens d'Occident ne conservent que la base de Chypre, l'Arménie cilicienne (jusqu'en 1375), et Lajazzo, en Petite Arménie, qui devient le seul port officiellement ouvert aux chrétiens pour le commerce avec l'Orient.

Le royaume de Jérusalem disparaît après un peu moins de trois siècles d'existence (1098 - 1291). Les autres états latins d'Orient auront tenu de 1098 à 1146 (Comté d'Édesse), de 1098 à 1268 (Principauté d'Antioche) et de 1102 à 1298 (Comté de Tripoli). Le royaume de Chypre, créé plus tardivement par Richard Cœur-de-Lion (1192) subsistera jusqu'au renversement de la monarchie insulaire par les Vénitiens (1489). L'ile sera finalement prise par les Turcs en 1571.





Arménie Cilicienne


Le royaume de Petite-Arménie (ou Arménie Cilicienne) est un État fondé au sud-est de l'Anatolie, par des réfugiés arméniens fuyant l'invasion seldjoukide de l'Arménie. Cet état est indépendant de 1078 à 1375, date de la chute de sa capitale, et donc du début de la domination Turque.